Le Tilleul



Majestueux, le tilleul s'est couché.

Il ne se relèvera pas. La tempête es passée en lui, au travers se feuilles, ses branches, son écorces, l'emportant. Il était si beau, si grand. La tempête ne lui a laissé aucune chance. 

Elle l'a vrillé en son coeur.

Un part de lui tient tel un funambule. L'autre part est là, à terre, il attend la fin de ses souffrances. Il se meurt lentement sous la pluie, seul. La pluie, toujours, glisse le long de son tronc à moitié vaillant. Elle pénètre son écorce, son centre et noie son coeur. Lui s'applique à planter ses petites graines dans la terre. Il essaye e les disséminer ici et là tout autour de lui, ou j'aime à le croire.

Les rayons du soleil réchauffent la terre, le printemps arrive.

J'ai posé la main sur son écorce et j'ai senti son souffle, son énergie dans le creux de ma main.
Le chagrin déborde ce jour dans le Finistère. Il n'est plus.


 




0 Comentarios

Follow Me On Instagram